Le Grand Ouest


Le TCO regroupe une population de 215 351 habitants (INSEE au 1er janvier 2015) et s’étend sur une superficie totale de 53 606 hectares.

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Un héritage de l’histoire et de la nature

Reconnu des lagons au Piton via les savanes, les ravines et les remparts, le grand paysage de l’Ouest «frappe l’imagination» et attire la reconnaissance nationale, voire internationale ; ce qui lui vaut l’obligation de préservation et de valorisation de ses espaces naturels. Des plantations de la colonie, des usines sucrières et du « marronnage » d’hier à la constitution des quelques 40/45 quartiers d’aujourd’hui, le territoire Ouest porte à la fois les atouts et les faiblesses de son propre développement.

Son agriculture historiquement en proie à de multiples crises, installée sur les meilleurs plateaux des bas et des hauts, reste vulnérable aux aléas climatiques. Berceau du peuplement de l’Île de La Réunion, la côte Ouest est la côte la plus prisée des touristes intérieurs et extérieurs.

Son cadre de vie et ses paysages exceptionnels associés à un riche patrimoine muséal et naturel font la réputation de la microrégion.

Un moteur économique

L’Ouest est un territoire hautement stratégique grâce au port industriel et commercial, vecteur d’emplois, et seule porte d’entrée maritime des biens et marchandises de l’île. La démographie dynamique de La Réunion laisse espérer demain un développement favorable de l’activité portuaire pouvant impacter le territoire par la création d’emplois indirects.

Ainsi, l’Ouest garde son leadership sur ce positionnement local en matière de tourisme et d’économie portuaire et logistique.

Une fracture territoriale et sociale

Le tissu urbain s’étend sur 14% de sa surface globale et constitue une source de conflits permanents avec l’espace agricole et naturel. Le foncier urbain, ayant toujours été une denrée rare dans un territoire très prisé, est donc devenu très cher au gré du développement des activités et des habitats. Le tissu urbain se répartit de la manière suivante :

  • Le littoral, accueillant 45% de la population, est le reflet des activités économiques, touristiques et commerciales qui s’y trouvent. Demain, grâce à l’Ecocité, c’est une des plus grosses réserves foncières de La Réunion qui sera aménagée (800 ha non urbanisés).
  • Dans le même temps, 55% de la population, dispersée sur les mi-pentes et les Hauts, ne bénéficient pas des commodités du mode urbain.

Cette dichotomie territoriale est source de difficultés en termes d’aménagement et de structuration d’un territoire souffrant de 20 années de retard en réseaux et équipements divers. La majorité de la population habite là où il y a très peu d’emplois et où aucun grand équipement structurant n’existe.

L’aménagement est vécu chaque jour comme une « machine » à générer des déplacements et des coûts de fonctionnement importants pour les services publics de base (déchets, transports scolaires et urbains, eau, assainissement, etc.). Ce paradoxe territorial grève aussi bien le budget des collectivités que celui des ménages. Le chômage, la précarité, les transferts sociaux, l’insalubrité des habitats disséminés dans les bas et les hauts demeurent des maux permanents.

Attractive, la microrégion Ouest est l’une des plus défavorisées de La Réunion. Malgré des atouts qui existent (foncier, espace libre, projets et chantiers structurants, ville en devenir, potentiel de développement commercial et touristique, agriculture différenciée), le territoire a encore du mal « à transcender ses acquis » et à prendre la voie du développement attendu.